Le RED Angers menacé de dissolution

Le 15 septembre 2026, nous avons appris le désir du gouvernement de l'intérieur de mettre fin à une aventure communautaire : le RED Angers. Depuis plus d'une décennie, militants et sympathisants angevins organisent leur vie dans le cadre du groupe, qu'il s'agisse d'étude, de sport ou de la convivialité. C'était sans compter sur l'intervention de Laurent Nunez, poussant encore plus loin le record de dissolutions dans la Vème république.

ENTRETIEN

RED Angers

10/4/20263 min lire

À l'heure où les lycées brûlent sous les vitupérations complices de LFI, il semble que la priorité du gouvernement soit la disparition d'une communauté militante des étudiants d'Angers. Nous leur avons demandé leur point de vue sur la menace qui pèse aujourd'hui sur le groupe.

IGV : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous présenter le RED Angers ?

RED : Le RED, (rassemblement des étudiants de droite) est un groupe nationaliste angevin qui existe depuis 2012. Nous œuvrons à bâtir une communauté active afin de défendre notre peuple et notre patrimoine.

Par le biais d’actions, de conférences, de cercles de lecture, de séances de sport, nous rassemblons des dizaines de jeunes angevins et nous comptons des centaines de sympathisants.

IGV : Comment analysez-vous cette notification de dissolution reçue du ministère de l’Intérieur ? Pourquoi vous, et pourquoi maintenant ?

RED : Cette tentative de dissolution s’inscrit très clairement dans une optique plus large de museler les voix des français qui osent critiquer la politique migratoire du gouvernement. Nous ne sommes pas les premiers à faire les frais de ces mesures liberticides, le règne du macronisme touche à sa fin et il se sera illustré par ces trop nombreuses dissolutions.

Il est évident que les prochaines élections qui arrivent motivent cette décision dans le but de donner des gages à la gauche.

IGV : Quels sont les motifs avancés par l’État pour chercher à interdire le RED ?

RED : L’Etat nous reproche des appels à la violence qui auraient été suivis d’actes par nos militants ainsi que des discours discriminatoires. Notre seul tort en termes de violences ? Avoir défendu notre local, en 2023 lors des émeutes, à dix contre une centaine d’antifas venus en découdre. Nos militants avaient d’ailleurs été relaxés en première instance pour « état de nécessité ». Nous avions à ce moment appelés les français à l’autodéfense populaire face aux défaillances de l’Etat pour assurer la sécurité de ses concitoyens, chose qui déplaît au ministère de l’intérieur.

Pour ce qui est des discours, le simple fait d’appeler à la Remigration ou de dénoncer la barbarie de certains migrants assassins suffit à nous ranger dans la catégorie des discours racistes.

Ce dossier est tout bonnement grotesque puisqu’il nous est reproché plus de dix fois d’avoir republié sur nos réseaux des propos qui émanaient d’autres individus ou groupes. Pire encore, des hommages à Jean-Marie Le Pen et Dominique Venner sont également reprochés.

IGV : L’Etat et la justice ont-ils déjà essayé de vous mettre des bâtons dans les roues par le passé ?

RED : Le RED n’a jamais été inquiété juridiquement pour une quelconque affaire de racisme ou de propos discriminatoires.

Toutefois rappelons qu’ Angers a déjà connu les foudres de l’Etat dans le même registre puisque l’Alvarium, une communauté militante similaire avait été dissoute en 2022 en conseil des ministres.

IGV : Est-ce que des groupes d’extrême-gauche angevins ont fait l’objet de dissolution ces dernières années ?

RED : Aucunement, pourtant ces groupes font tous les jours l’éloge de la violence que ce soit pour réclamer la libération de l’antifasciste Gino ou pour appeler à « buter des fafs ». De plus certains groupe antifa locaux comme le RAAF s’illustrent dans le harcèlement qu’ils exercent à l’égard de commerçants qu’ils jugent trop à droite (cassage de vitrine, intimidations régulières,…).

IGV : Quelle va être votre stratégie pour faire face à cette procédure administrative, et procès politique ?

RED : Nous sommes prêts à entrer dans une bataille juridique pour contester cette dissolution abusive et nous irons jusqu’au conseil d’Etat s’il le faut pour défendre notre cause. Rappelons qu’en 2023 celui-ci avait émis un avis favorable à l’Alvarium après qu’il eut été dissout.

IGV : Pensez-vous que cette mesure d’interdiction s’inscrit dans une politique globale de criminalisation des oppositions et de la liberté d’expression de la droite ?

RED : Sans aucun doute, le bloc centro-libéral se sait fébrile face au réel qui radicalise chaque jour les français. Nous ne sommes pas un cas isolés, nos camarades européens font aussi face à ces systèmes tyranniques comme en Angleterre ou en Allemagne par exemple.

IGV : Quel message adressez-vous à la jeunesse et aux sympathisants qui refusent d’être réduits au silence par l’État ?

RED : Ne vous laissez pas abattre moralement, notre pays a connu des situations bien pire et s’en est toujours relevé. Cette situation peut être renversé très rapidement tant qu’il subsiste en nous le courage de nos anciens. Groupez vous, rejoignez ou fondez des communautés, notre force réside dans le fait d’être soudé dans la tempête.

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