Le Roi, le fou et les pions


L'année 2026 devait commencer par une tragédie : la mort d'un camarade, Quentin. Commençons par dire la peine qui est la nôtre pour la mort d'un camarade de lutte. Nos pensées vont à sa famille et ses proches. Sans doute, le ton est-il donné pour cette année. Une année placée sous le signe de la lutte et de la mort. Le tragique, on le sait, est condition du sublime. Hélas, pour nous, ce dernier a cédé la place à l'infâme.
Inutile de s'étendre sur la vermine qui a commis le meurtre ou sur ceux qui la défendent, ils sont la lie de la terre. Nous savons qu'ils veulent notre mort, nous savons que la justice les défend, nous savons l'étendue de leur lâcheté. La colère a chassé le chagrin, avant de céder la place à une haine vertigineuse.
Ils ne sont rien en face de l'immensité du sacrifice que fut celui de Quentin. La générosité et le désintéressement sont le lot de chaque militant, là est la source de toutes les vertus. Car Quentin connaissait l'ingratitude de la tâche qui était la sienne, et l'accomplissait néanmoins de bon cœur. Sa générosité nous transcende aujourd'hui, car c'est dans l'accomplissement de son devoir de militant qu'il a rejoint le panthéon des héros.
Pas besoin d’ennemis
Au fou Papacito, triste et sordide bouffon, nous ne pouvons exprimer que notre mépris et notre dégoût. Il est navrant que cet inutile professionnel, soi-disant promoteur de francité – plutôt de France-Afrique en vérité – et de chevalerie se soit à ce point roulé dans la fange. Halte à l'inversion accusatoire. Tu es le cuck, Papacito. Et tu regardes, depuis ta cuck chair, les vrais militants nationalistes besogner. Tes bouffonneries ne nous amusent plus. Retourne à ton Espagne wisigothique et emporte avec toi tes ricaneurs répugnants, repus de médiocrité. Non pas que leur vue nous afflige – car il est bien rare de les voir dans la rue – mais il se pourrait bien que notre patience arrive un jour à son terme.
Soral, lui, n’en peut plus de faire honte à ses ouailles, tout au moins quand elles ne partagent pas sa démence. Quentin n’est pas “mort pour Bolloré”, mais parce qu’il croyait en une cause plus haute qu’un faussaire zoophile. Cette droite viriliste, dissidente et tombée dans l’oubli à force d’auto-marginalisation, ressemble à s’y méprendre à la parodie de la parodie qu’on s’en faisait parfois.
La séquence agit comme un révélateur. Les boutiquiers de droite n’ont jamais eu nos idées, eh ! Et c’est dans les plus terribles conditions qu’ils admettent partager avec le peuple moins de « valeurs » qu’ils n’ont eux-mêmes de névroses. Le 21 février, nationalistes, identitaires et royalistes marchaient ensemble dans la rue, entourés de familles justement choquées de l’ignominie du lynchage de notre camarade. Tous ont fait bloc, parce que nous ne travestissons pas nos idéaux pour un instant d’égo, et que nous préférons la pérennité de l’engagement à la fuite en avant.
Un moment d’une nécessaire dignité
Quant à vous, pions de la droite officielle, députés, assistants parlementaires, élus ou simples opportunistes, nous ne vous demandons qu'une infime fraction du courage de Quentin, celle d'arrêter de vous coucher lamentablement devant la gauche au premier article de Médiapart et défendre la jeunesse qui offre sa vie pour la France et l'Europe. Nous ne vous demandons qu'une étincelle de bon sens, celle de comprendre que la lutte à mort a commencé depuis longtemps et que le renoncement est un suicide. Si la couardise, c'est la mort, on ne peut être couard.
La mort de Quentin nous oblige. Comme celle de Sébastien Deyzieu avant lui. Comme celle de tous les camarades assassinés. Soyons dignes de nos morts glorieux et vainquons pour eux.
Quentin ? Présent !
